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  • Mahine/ Yulia

An Ode to Self Care

Au fil des années, plus ou moins rapidement selon les individus, nos cheveux deviennent blancs. « Poivre et sel », comme les désignent l’expression populaire. Toujours est-il que notre couleur change, perdant ainsi de son pigment.


Ceci est dû à la diminution du mélanocyte généré par la racine du cheveu.


De nombreux facteurs entrent en compte et peuvent être incriminés pour cette perte de couleur. L’un d’eux, bien connu de beaucoup d’entre nous, est souvent désigné sous l’appellation de « stress ».


Même si cela paraît difficile à croire, il est pourtant véridique que le stress est l’un des facteurs qui nous fasse vieillir plus rapidement. Que ce soit le corps, le cœur, ou les cheveux, il endommage notre équilibre et vient fragiliser notre quotidien. Pourtant, sa fonctionnalité de base est rarement nécessaire dans nos sociétés occidentalisées. En effet, son but premier est de nous permettre de nous adapter à notre environnement, et d’ainsi favoriser notre survie en activant la défense ou la fuite.


Le processus étant le suivant : Danger imminent (ex : tigre) => stress (activation du système) => fuite/défense (survie de l’espèce)


Ce que le langage courant a classifié comme étant du stress s’appelle en réalité une angoisse. Cette dernière naît de la projection de nos peurs dans un moment autre que celui que nous sommes en train de vivre. Ici, nous ne sommes pas face à un danger imminent, mais supposé, imaginé, qui provoque en nous les mêmes réactions que celles d’une menace directe. Tout ce processus (mental, mais corporel y compris) s’enclenche et ne s’arrête que trop rarement, engendrant des rouages qui rentrent en compte dans le vieillissement du corps.


Comment faire pour essayer de diminuer ces projections et ces peurs ?


La liste ci-dessous n’est pas exhaustive, et ne découle que de mon expérience, de notions que j’ai pu voir au fil de mes études, ou du vécu de proches.

N’hésitez pas à interagir sous cet article pour nous donner quelques-uns des moyens que vous utilisez pour retrouver la sérénité :)


Prendre du temps pour soi, seul.e

Ce n’est peut-être que mon constat personnel, mais le fait de s’amuser est très relié aux autres dans nos mentalités. On mange rarement au restaurant seul.e, on se fait rarement un hammam seul.e (par exemple), et dans ces moments de partage, on oublie de passer du bon temps avec soi-même. Pourtant, savoir comment est-ce que l’on s’appréhende loin du regard des autres permet de mieux connaitre ses ressources, mais aussi ses limites. Cela renvoie au fait de pouvoir dire « oui » ou « non » quand on le sent, et non plus par obligation. Et c’est déjà libérateur d’une grande angoisse.


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Respirer

Même si ça peut paraitre surprenant, on oublie souvent de respirer au cours de la journée. Noyé.e dans notre rythme de vie, on se retrouve à broder son souffle et à le maintenir juste assez pour continuer à "fonctionner", sans réellement se réapprovisionner en air.

Prendre le temps de respirer est un moyen simple de se recentrer et de se rappeler de son corps. Ainsi, le cerveau est réoxygéné, et plus apte à restructurer ses pensées. Il existe plusieurs applications mobiles qui aident dans l’apprentissage du souffle, elles sont dites de cohérences cardiaques.


Faire du sport, danser

Bouger, activer son corps, sentir ses tempes battre au même rythme que celui de son cœur. Se le réapproprier pour pouvoir mieux interagir avec lui, et être alerte des signaux qu’il nous envoie tous les jours. Se vider l’esprit par la fatigue physique, et le remplir de la joie offerte par les endorphines.


Ne rien faire (sans son téléphone)

On ne fait jamais « rien ». D’autant plus maintenant que le quotidien est rythmé par notre relation étroite avec notre téléphone, et notre ordinateur. Le temps que nous passions avant à nous ennuyer est désormais consacré à scroller sur les réseaux, et à nous exposer aux avis et au mode de vie des autres. Lorsque nous avons pris cette habitude, il est difficile de s’en défaire, alors même qu’elle a parfois (souvent) une portée nocive sur nous. Ne rien faire est un luxe pour la santé mentale, parce que cela permet d’imaginer, de créer.

Retrouver l’ennui, et laisser son esprit survoler le temps, c’est une manière comme une autre de se ressourcer.

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Écrire toutes ses angoisses sur un bout de papier 

Le fait de formuler ses peurs et de les « matérialiser » en les écrivant sur papier permet de libérer une partie de la mémoire (la mémoire de travail). Une fois allégée de ce poids, notre cerveau est plus à même de se concentrer sur la tâche qu’il a envie d’effectuer, et en ce sens, sur le moment présent.


Apprendre à faire quelque chose de nouveau, qui n’implique aucun enjeu autre que son propre plaisir 

Prendre le temps de se stimuler sans en attendre aucune retombée en pratiquant un nouveau sport, un nouveau type de lecture, l’apprentissage d’une langue… Le fait de se stimuler pour se divertir et non pas pour être récompensée renforce la confiance en soi, tout en diminuant l’angoisse. Puisque l’on n’attend rien de ce domaine en particulier on ne peut pas y projeter ses peurs.


Questionner son mode de vie 

Si vraiment les peurs sont persistantes (plusieurs semaines/mois) sans moment de répit, pourquoi ne pas penser à demander de l'aide à un.e professionnel.le ? Cette démarche suscite souvent des doutes et des interrogations, pourtant, voir un.e professionnel.le de la santé mentale est tout à fait sain. Au même titre que l’on ne peut pas réparer une jambe cassée sans médecin, on ne peut pas toujours trouver la solution qui dénoue nos craintes seul.e.


Si peut-être le lien entre les fils d'argent sur nos têtes et l’anxiété vous semble tiré par les cheveux (haha), je peux vous illustrer cette corrélation par une récente expérience que j’ai vécue.


Il y a peu, après une session d’examen particulièrement éprouvante, j’étais enfin en vacances, dans l’attente de mes résultats.


Alors même que j’avais fourni tous les efforts possibles et imaginables pour réussir, mon esprit vagabondait vers les pires scénarios envisageables. Mes nuits étaient très courtes, mes journées remplies d’inquiétude, et je profitais avec peine de mon récent statut de vacancière. Ce rythme anxieux m’a bercée durant deux semaines, jusqu’au matin où j’ai eu la chance de voir sur le devant de mon front mon tout premier cheveu blanc. De la même longueur que les autres, presque brillant par contraste avec le reste de ma courte chevelure noire, j’ai été très surprise de le voir apparaître du jour au lendemain.


Ça m’a fait sourire, parce que forcément, ce n’était pas un signe de vieillesse prématuré (j’ai 24 ans) mais la preuve que je devais apprendre à lever le pied, et à lâcher du lest. Au risque de me retrouver à endommager bêtement mon corps de manière accélérée.


Ah, et j’ai réussi mes examens. C’était bien la peine de me rendre malade…


- YH -

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