Cinq ans après

Le tout premier article que j’ai écrit pour ce blog traitait de l’histoire de ma coupe courte.


Lorsque j’ai décidé de tout couper, j’avais 20 ans, et cette période était synonyme de changement pour moi. Nouvelles études, nouvelle ville, nouveau cercle, nouveau rythme de vie, bref, tout était neuf. Ma tête aussi.


Cela remonte à il y a cinq ans maintenant.


J’aimerais pouvoir dire que durant ces cinq dernières années j’ai vécu des moments de doutes, que ma chevelure a été compliqué à gérer, que mes cheveux ont changé de texture. Ça me ferait des choses à raconter…


Et pourtant, cinq ans après, j’aime toujours autant avoir deux centimètres de cheveux sur la tête. Je crois même ne jamais avoir douté, ni désiré les avoir longs. Cette coupe correspond à un choix que j’ai fait, et le fait que la plupart des gens de mon entourage ne me connaissent que comme ça me rappelle que j’ai le choix sur ce qu’ils savent de moi.


Comme quoi, quand on se met à décider pour soi, de son apparence, de ce qui nous plaît, de ce qui ornera notre corps, sans se soucier de ce que les autres vont dire, ça marche ! Peut-être parce que ça évite les regrets (?)


En réalité, je crois que c’est plus lié au fait de grandir plutôt qu’en un simple big chop. Certes, notre apparence en général nous marque, mais je pense que le but c’est quand même de trouver du plaisir dans le fait de se (ré)approprier son corps, que ce soit dans le processus autant que dans le résultat final. Parce que ça prend du temps de se découvrir assez pour être sûr.e de soi, de ses choix, en assumer les conséquences, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Il faut s’armer de beaucoup de patience pour grandir je trouve (trop !), faire beaucoup d’erreurs (trop !), être face à ses failles (c’est pas toujours agréable) pour prendre le recul nécessaire et finalement réussir à devenir la personne que l’on veut être.


En vrai, l’image que j’ai de moi reflète l’évolution de ma réflexion.


Les américains diraient « it’s a journey ! ».


J’ai fêté mes 25 ans le premier février. J’espère que dans cinq ans, j’aurai autant de douceur vis-à-vis des choix que je suis en train de prendre en cette période de ma vie.


Normalement, oui.


YH

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